Belle performance pour nos médaillés d’argent

Interview Pascal THÉAULT (Directeur de l'Académie MimoSifcom)

Pour sa deuxième participation à la ZED International League, et en tant que tenante du titre, l’équipe U15 de l’Académie MimoSifcom a bouclé l’édition 2026 à la deuxième place. Les jeunes Mimos terminent vice-champions derrière les Portugais d’Estoril Praia, face auxquels ils se sont inclinés sur la plus petite des marges (0-1), concédant ainsi leur seule défaite du tournoi, contre quatre victoires.

Un parcours remarquable sur lequel revient Pascal THÉAULT, le Directeur de l’Académie MimoSifcom

Quel regard global portez-vous sur cette participation et cette surprenante place de vice-champion ?

C’est une performance qui n’a rien d’ordinaire, parce que nous sommes partis avec un groupe nettement moins mature que l’an passé. Compte tenu de l’importance, de la dimension et du niveau du tournoi remporté l’an dernier, nous y allions avec quelques inquiétudes. Cette deuxième place constitue donc une belle performance. Elle est au moins équivalente à celle de l’an dernier, voire supérieure. Les joueurs ont mérité ce résultat et nous sommes passés vraiment tout près de remporter le trophée.

 

Qu’est-ce qui vous a manqué pour conserver le titre ?

Après un excellent et surprenant départ avec trois victoires en trois matchs, nous savions qu’un match nul face à Estoril nous permettait de rester en tête et de laisser le futur vainqueur du tournoi quasiment hors de portée. Lors de ce quatrième match, nous avons été bousculés et malmenés par notre adversaire, supérieur en première mi-temps. Mais nous avons atteint la pause à 0-0. En seconde période, certains ajustements tactiques ont inversé la tendance. Nous dominions clairement sans être véritablement inquiétés. Nous avions le contrôle et la maitrise du match quant à cinq minutes de la fin, il marque sur une de ses rares incursions. En résumé, il y a deux impressions: la surprise positive liée à notre effectif jeune, capable de gagner quatre matchs sur cinq, et la frustration d’être passés à quelques minutes seulement du titre.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus satisfait dans le comportement de l’équipe ?

Les joueurs ont montré beaucoup d’attention, de discipline et de courage. Nous avons gagné nos matchs grâce au surpassement de chacun et à la qualité de certains mouvements offensifs. Malgré un déficit de gabarit face à nos adversaires, les joueurs ont su puiser profondément dans leurs ressources. La discipline tactique a été un point fort, tout comme notre volonté constante d’aller de l’avant. C’est notre ADN.

 

Y a-t-il un match ou un moment charnière qui symbolise ce parcours ?

C’est difficile d’en isoler un seul. Le premier quart d’heure contre l’équipe japonaise a été fantastique: pressing haut, prise de risques maximales et trois buts inscrits en quinze minutes.

Il y a aussi la seconde période contre Estoril, tactiquement très réussie malgré le but encaissé, ou encore la première mi-temps contre Aston Villa lors du dernier match, où nous menions 2-0 avec un très bon niveau de jeu. Face à ZED, une équipe égyptienne très solide, nous avons été compacts et disciplinés. En réalité, chaque match a apporté des motifs de satisfaction.

 

Certains joueurs vous ont-ils particulièrement impressionné ?

Oui, trois ou quatre joueurs ont évolué au-dessus du lot et au niveau des meilleurs du tournoi. Notamment notre gardien Ibrahim TOURÉ, élu meilleur gardien. Il a arrêté deux penalties à des moments cruciaux. C’est une récompense totalement méritée.

 

Comment avez-vous trouvé le niveau général du tournoi ?

Il reste élevé, autant sur le plan organisationnel que sportif. Ce sont des clubs réputés, qui travaillent très bien. C’était déjà difficile l’an dernier, ça l’était encore plus cette année. D’où le sentiment que notre performance est peut-être intrinsèquement supérieure à celle de l’an passé, compte tenu de notre potentiel actuel.

 

Ces confrontations internationales influencent-elles votre approche de la formation ?

Elles sont indispensables car, en se frottant au niveau international, nous touchons la réalité et nous revenons avec de réels constats. Nous identifions alors nos forces et nos manques. C’est uniquement à ce niveau que l’on prend pleinement conscience du travail qu’il reste à accomplir. Ce qui fonctionne à Sol Béni ne fonctionne plus toujours à l’international, car les adversaires sont d’un tout autre niveau. Ces sorties permettent aussi aux encadreurs d’acquérir une expérience très précieuse pour la suite.

 

Quels sont les prochains objectifs ?

Pour l’instant, le calendrier n’est pas encore totalement fixé. D’autres échéances viendront. La Gothia cup (Suède) est prévue en juillet.

 

À notre retour, nos jeunes joueurs sont restés 3 jours en famille. Ils vont ainsi pouvoir se ressourcer et reprendre correctement les activités dès ce jeudi matin (ndlr 19/02/2026). Pour les encadreurs, il nous faut analyser et surtout continuer à renforcer nos exigences afin d’accompagner au mieux ces jeunes vers leur objectif : devenir des joueurs professionnels.

 

Harouna