Interview GUIDY Edouard (Président du comité des Sages) :Je ne me déroberai pas
AAFAAM
Officiellement
présenté lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’Amicale des Anciens
Footballeurs et autres Athlètes de l’ASEC Mimosas (AAFAAM), tenue le dimanche
15 février dernier au siège du CNACO, GUIDY Edouard, nouveau Président du
Comité des Sages, brise le silence. Dans cet entretien, il livre sa vision de
sa nouvelle mission et lance un appel vibrant à l'union.
L’AGO du 15 février dernier a-t-elle répondu à
vos attentes en termes de mobilisation ?
Au regard de ce que j’ai vu, je suis satisfait.
Les anciens sont conscients qu’il s’agit d’une cause commune et ils ont répondu
favorablement à l’invitation du Président. Cette Assemblée Générale fut une
belle réunion de famille, honorée par la présence du PCA, Me Roger OUÉGNIN,
de son aîné Francis OUÉGNIN (1er Vice-Président) et du
Président du CNACO, TAYORO Franck-Timothée. Trois hautes personnalités
du club qui ont également officialisé leur adhésion comme nouveaux membres de
notre amicale.
Avez-vous d’autres motifs de satisfaction ?
J'ai constaté avec une certaine fierté la
présence de mes jeunes frères Youssouf FOFANA et AKA Kouamé. SIBY
Badara Aliou, lui, s'est excusé. Voir nos anciens basketteurs et volleyeurs
présents, c'est cela l'esprit de l'AAFAAM. En termes de mobilisation, cette AG
a pleinement répondu à nos attentes.
Vous avez été officiellement présenté comme le
nouveau Président du Comité des Sages. Quel sens donnez-vous à cette nomination
?
C'est le respect de la suite logique
générationnelle propre à l'ASEC Mimosas. Après Ignace WOGNIN, MANGLÉ
Eustache et DEMBÉLÉ Lassina, le choix des anciens s'est porté sur ma
personne. C'est une marque de confiance face à laquelle je ne peux me dérober,
par respect pour les dirigeants et les joueurs.
C’est aussi une lourde charge qui vous est
confiée...
Effectivement ! Mais, comme j'ai toujours pris
mes responsabilités sur l'aire de jeu comme en dehors, je pense pouvoir assumer
les devoirs inhérents à ce poste avec le soutien de tous. C'est ensemble que
l'on est fort. Le "jeu collectif" doit s'appliquer à la vie de
tous les jours.
Une précision toutefois: contrairement à mes
prédécesseurs, je suis encore en activité professionnelle, donc pas totalement
disponible tout le temps. L'AAFAAM saura, je l'espère, se montrer compréhensive
sur ce point.
Vous êtes désormais le garant de la cohésion au
sein de l’Amicale. Ne redoutez-vous pas la pression ?
Je suis conscient de la pression. Cet organe a
beaucoup à faire pour faciliter la cohabitation entre les générations. J'invite
tous nos membres à la cohésion et à l’entente afin que nous soyons, chacun à
son niveau, les garants de notre association, en respectant scrupuleusement les
textes que nous avons librement établis.
Face à l’indifférence des générations 90 et
2000, le Comité des Sages a-t-il un rôle à jouer ?
Je me suis réjoui de la présence d’AKA
Kouamé Basile et Youssouf Falikou FOFANA ; pour moi, ils
représentent cette génération 90. Il n'est donc pas tout à fait juste de
classer cette promotion parmi les "hésitants". Cependant, le
constat d'une certaine réserve chez les plus jeunes est réel. Et cela se
comprend plus ou moins.
En effet, les époques changent : les conditions
des années 60-70 étaient très différentes de celles des années 90-2000. Ce qui
influe forcément sur les mentalités et les façons de voir les choses.
Comment expliquez-vous cette différence de
mentalité ?
C'est lié à l'évolution de la société.
Certaines éducations rigides, par exemple, ne facilitent pas toujours la
proximité entre des personnes de générations différentes. Le Comité des Sages
doit donc faire preuve de pédagogie en tenant compte des spécificités de chaque
époque. C'est une équation à plusieurs inconnues qui mérite l'attention et les
actions conjuguées de tous les organes de l'Amicale, ainsi que de chaque
acteur.
Quel message adressez-vous aux membres pour
garantir la cohésion ?
L’Amicale est notre bien commun. Nous devons
nous serrer les coudes. Comme sur un terrain, chaque joueur a un rôle propre,
et c’est la combinaison de ces rôles qui permet d’atteindre les objectifs de
l’équipe. Avec l’implication de la haute direction du club, je peux affirmer
que, pour l’AAFAAM, le meilleur est à
venir.
Un mot pour susciter de nouvelles adhésions ?
L’AAFAAM n’est que la continuité de cette
merveilleuse famille que nous formions sur le terrain. Il est donc crucial que
chaque joueur ayant porté les couleurs du prestigieux club qu’est l’ASEC
Mimosas nous rejoigne. Seul, on est faible. Uni, on est fort.
Au sein de l’amicale, nous cultivons une solidarité active dans les
épreuves de la vie. Une solidarité qui prendra encore plus d'ampleur avec nos
futurs projets générateurs de revenus, que le PCA s'est d'ores et déjà engagé à
financer. C'est une opportunité concrète pour nous tous, sans distinction de
génération ni statut. J’invite donc vivement tous les anciens encore en retrait
ou hésitants à rejoindre leur amicale.
Interview
réalisée par René KOFFI