J’ai foi en l’avenir

Quelques jours après une Assemblée Générale Ordinaire riche en enseignements, tenue le dimanche 15 février 2026 au siège du CNACO, DJOMAN Benjamin, Président de l’Amicale des Anciens Footballeurs et autres Athlètes de l’ASEC Mimosas (AAFAAM), brise le silence. Entre l’adhésion historique du PCA Me Roger OUEGNIN, la mise en place de projets générateurs de revenus et l'appel à la mobilisation des nouvelles générations, le patron des anciens Mimos trace les sillons d'une amicale plus forte et plus solidaire. Entretien exclusif.

L'AG du 15 février dernier a-t-elle répondu à vos attentes ?

Oui ! L’AGO a répondu à nos attentes par la qualité de l’organisation et la présence remarquée du PCA, Me Roger OUEGNIN, accompagné de deux de ses Vice-Présidents (Francis et TAYORO). Je saisis cette opportunité pour lui exprimer ma profonde gratitude pour son implication, tant physique que financière, dans la réussite de cette cérémonie. Le seul bémol reste l'absence de nos cadets, sur qui repose pourtant le futur de notre amicale. Mais j'ai foi en l'avenir, d'autant que les échanges se sont déroulés dans une ambiance fraternelle.

 

Quel sens donnez-vous à la participation physique du PCA ?

C’est une preuve évidente de l’importance que représente l’AAFAAM à ses yeux. Nous ne sommes pas surpris. Depuis son avènement à la tête de l’ASEC Mimosas, il n’a esquivé aucune occasion d’honorer les anciens. Soucieux de notre devenir, il a exhorté le bureau exécutif à lui soumettre des propositions concrètes pour la mise en place d'une activité génératrice de revenus (AGR), afin d’assurer le bien-être des membres. Par ailleurs, pointilleux sur la discipline, il a fermement mis en garde certains de nos membres qui organisent des matchs de gala ou des déplacements en utilisant abusivement le nom et l’effigie de l'ASEC Mimosas à l'insu de l'amicale. En somme, l'AAFAAM lui tient à cœur, et cela nous honore.

 

Quel commentaire faites-vous sur la situation financière de l’amicale ?

Nous avons un solde créditeur d’un peu plus d’un million de FCFA. Nous nous réjouissons de ne pas être déficitaires, même si nous aurions souhaité une caisse plus fournie. Cela est dû aux hésitations concernant les adhésions et les cotisations. C'est une situation gênante mais, heureusement, passagère. J’ai la conviction que nos membres finiront par s’acquitter spontanément de leurs devoirs. En attendant, nous devons être réalistes : nous n'aurons une véritable santé financière que lorsque nous serons en mesure de financer nous-mêmes nos activités de base.

 

Le manque d’engouement des générations 90 et 2000 ne plombe-t-il pas la marche de l'association ?

Nous aurions aimé une intégration massive, mais nous ne voulons pas brusquer les choses. Très prochainement, nous mettrons en place une cellule de réflexion qui devra travailler pour proposer des stratégies à même de susciter un plus grand intérêt et encourager ces générations à rejoindre l'AAFAAM.

 

Comment comptez-vous intéresser ces "jeunes anciens" ?

L'AAFAAM reste attentive aux préoccupations de ses membres, conformément à son règlement intérieur, et ce, sans aucune distinction de génération ou de statut. Pour l'avenir, nous allons développer des pôles d'intérêt via des Activités Génératrices de Revenus (AGR), une initiative vivement encouragée par le PCA. Il nous a d’ailleurs demandé expressément de lui soumettre des propositions concrètes. Nous y réfléchissons sérieusement afin d'attirer le maximum d’anciens ayant porté les couleurs de ce prestigieux club.

 

Pourquoi n’envisagez-vous pas d’étendre cette sensibilisation aux joueurs en activité ?

Nous y pensons de plus en plus. Pour pérenniser l’AAFAAM, nous travaillons sur un projet d’instruction de la jeune génération, notamment à l'Académie MimoSifcom. Il s'agit de sensibiliser, dès maintenant, les jeunes joueurs en formation, sur le bien-fondé de cette association afin de susciter leur adhésion future. Cela fait partie intégrante de notre plan de redynamisation.

 

L’AGO a enregistré l'adhésion du PCA, du 1er Vice-Président Francis OUEGNIN et du Président du CNACO, TAYORO Franck-Timothée. Qu'est-ce que cela change ?

Dans l’ensemble, cette Assemblée Générale pourrait être le grand virage de l’AAFAAM, sous l’impulsion du PCA Me Roger OUEGNIN. Cela dit, ces trois adhésions prestigieuses sont précieuses pour nous. Elles vont, indubitablement, accroître le dynamisme de l’amicale. C’est aussi un message fort lancé à ceux qui traînent encore les pas. Nous croyons "dur comme fer" que cet appel portera ses fruits. Rendez-vous dans un an pour le bilan.

 

Quel message final adressez-vous aux anciens athlètes de l’ASEC ?

L'AAFAAM a été créée en février 1972 dans un esprit de solidarité. Cinquante-quatre ans plus tard, nous ne comptons qu’une centaine de membres actifs. C'est insuffisant au regard des milliers d'athlètes formés par le club ou qui ont porté et défendu ses couleurs. J’invite donc les anciens de toutes les générations qui sont encore en marge, à nous rejoindre pour le bien-être collectif.

Enfin, nous réitérons notre gratitude au PCA et le rassurons : la gestion des futurs projets se fera avec rigueur et probité.

Que le Seigneur bénisse ses actions.

René KOFFI