La famille, un défi collectif
Dans la vie de chaque être humain, la famille constitue le premier cercle de socialisation, celui où se forgent les repères affectifs et sociaux de l’individu. Elle est soutenue par plusieurs dispositifs, parmi lesquels le conseil de famille occupe une place particulière. Il s’agit d’un cadre dédié, structuré ou informel, dans lequel les membres se réunissent pour échanger, décider et ajuster les règles de la vie commune.
Ce mécanisme contribue à la création et au renforcement de l’harmonie familiale. Tantôt, il offre un espace de dialogue susceptible de prévenir les malentendus, en instaurant des décisions partagées qui consolident le sentiment d’appartenance ; tantôt, par sa régularité, il instaure une dynamique de résilience face aux crises. Un défi collectif que chaque acteur a le devoir de relever, ou à tout le moins de contribuer à relever.
L’ASEC Mimosas illustre parfaitement cette image. Le club a su, grâce à ce que l’on pourrait appeler « la panacée Me Roger OUEGNIN. », se départir de ses vieux démons de troubles et de divisions, le 19 novembre 1989. Depuis plus de 35 ans, un véritable conseil de famille se tient régulièrement à l’ASEC Mimosas, resserrant les liens et consolidant la cohésion du groupe.
Le premier apport de ce dispositif est la mise à disposition d’un cadre de communication, qu’il soit formel, à l’instar des Assemblées générales, ou informel, comme le conclave PCA–CNACO tenu le dimanche 21 décembre dernier (le deuxième du genre depuis la réélection du Conseil d’administration, le 22 août 2021). En réunissant les acteurs autour d’un même sujet — la vie ou le développement du club — le chef de la famille jaune et noir permet à chacun d’exprimer librement ses besoins, ses inquiétudes et ses attentes. Ce qui a l’avantage de désamorcer les tensions avant qu’elles ne se transforment en crises ouvertes. Ainsi, le conseil de famille agit comme un véritable filet de sécurité, garant de la paix intérieure du club.
Mieux encore, le processus décisionnel propre au conseil de famille renforce le sentiment d’appartenance. Lorsque les règles de la maison — qu’il s’agisse du développement, des programmes ou des décisions de haute portée — sont définies collectivement, chaque membre se sent reconnu et responsable. C’est tout le sens de la visite de découverte du complexe Gboro Gbata effectuée par les membres actifs individuels et quelques actionnaires, le samedi 20 décembre dernier. Cette participation active transforme les obligations en engagements volontaires, réduit les oppositions et favorise la coopération. Se sentir écouté et contribuer au bien commun crée un lien affectif plus solide, condition indispensable à l’harmonie familiale.
Enfin, la régularité des rencontres, formelles ou informelles, instaure une routine de dialogue qui développe la résilience du groupe. Face aux aléas de la vie — crises de résultats, divergences de vues ou de priorités — le fait d’avoir déjà expérimenté la discussion ouverte facilite l’adaptation et renforce la confiance mutuelle. Comme le souligne la chanteuse canadienne Céline DION : « La famille, c’est une richesse incroyable ; elle donne des outils pour affronter les moments extraordinaires comme les plus difficiles, les hauts comme les bas.»
La famille devient alors un espace où la crise est perçue comme un défi collectif plutôt que comme une menace pour l’équilibre. Il en va ainsi de l’ASEC Mimosas, qui s’est donné les moyens de surmonter, en famille, toutes les vicissitudes et contingences de la vie, sous la houlette d’un visionnaire, son passionné et charismatique PCA, Me Roger OUEGNIN.